de Mona Fastvold
Le film se donne à voir comme un livre narré par une voix de femme. Petit dessins en blanc sur noir, jolis comme une petite vedette. Tout en caméra portée. Chapitrage très appuyé. La forme récit plombée, avec une lourde tendance au fréquentatif et au montage parallèle.
L’actrice est insupportable de « je suis aware et pleine de force féminine » . Rien ne « passe » des acteurs car ils sont écrasé par l’illustration. Le film sur des puritains essaye de ne pas l’être (montrer le petit frère pede qui renonce au joli garçon et se coupe les cheveux; la montrer nue, fesse fouette par son mari, sein giclant du lait sur son nouveau né, dénudée à la fin par les méchants qui ne la voit pas femme) tout en étant de leur côté. C’est assez sage. Et les séquences dansées de possessions, où la caméra se pose ou tourne faisant face a la régularité des gestes (artificielle).
En fait le film étouffe sous ses arceaux de « tenue », de bien se tenir. Aucun scandale, mais une vraie « vie de sainte », puisée et remise au goût du jour dans une des idéologies progressiste disponible (anticolonialiste, anti esclavage « shame » crient-ils en arrivant, pro femme, pro vie communautaire, et, cerise sur le gâteau, anti sexe ce qui passe crème aujourd’hui, alors même que cette contradiction apparente (comment une communauté pourrait croître sans reproduction ?) n’est jamais discutée. De toute façon on n’a droit qu’aux saintes paroles mais pas à de vraies discussions. La foi apologétique ne se discute pas. On peut cerner certains motifs psychologiques mais ils ne sont jamais exploités.
L’actrice pas maquillée, un peu gentiment enlaidie.
Le chapitrage de la jf, la femme et la mère en font un symbole