de Luc Moullet
Court métrage pas très inspiré, et même assez douteux, comme si LM avait intégré que dans la vermine résonnait l’extermination de l’Autre.
Film border, gros sabot, étrangement idéologique par le petit bout de la lorgnette.
Apparaissent :
1) l’homosexualité (le seul signe homosexuels de l’œuvre de Moullet) : LM embrasse le démarcheur après avoir vu son premier cadard, après avoir déclaré que si les femmes avait peur des cafards, c’est par peur d’être pénétrées par eux, et que les hommes « n’ont pas ce problème » (donc il intègre un « retour du refoulé ») ;
2) les religions : le voisin rebeu du haut accusé d’être la source des cafards, et qui explique à Antonietta que les cafards, chez lui, c’est les non-musulmans, donc eux : les européens) ;
Les cafards sont brûlés (par le vendeur de bible / spécialiste des cafards), et relâchés dans une boulangerie (par LM, qui montre à sa femme un polaroïd où il les a tué).
- il s’agit donc bien d’une métaphore sur l’extermination.